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L’épargne des bambinos dès le berceau

28/02/2017

Alors que les livrets ne rapportent (presque) plus rien, on peut s’interroger sur la mise en place d’une épargne pour ses chérubins dès le plus jeune âge. En effet, plus on commence tôt, plus le capital sera élevé au moment où l’enfant devenu adulte souhaitera en disposer !


Il y a comme un antagonisme où les placements proposés sont souvent très édulcorés, sans goût, sans saveur, sans risque et sans rendement,  alors qu’il s’agit d’un placement de long terme qui mériterait quelques audaces. En somme on nous propose de préparer l’avenir mais sans y croire … 



Les 3 grandes classes d’investissement qui régissent le secteur du placement des mineurs sont : le livret, l’assurance vie et l’immobilier.

Le Livret bancaire au nom trop « choupinoux »


On vous le propose sous forme de tableau, on vous passe ceux qui vous offrent des peluches (si, si…)

OrganismeNom du placementRentabilitéRisqueMiniMaxi
BNPLivret A BABY0.75%
10€22 950€
Société GénéraleLivret Cox & Nel0.75%

10€
22 950€
LCLLivre A0.75%

10€
22 950€
Banque populaireLivret premier pasEntre 1.00% et 2.20%
10€
22 950€
Allez, on vous fait rêver avec nos 0.75 % qui ne couvrent même pas l’inflation, passons à l’assurance vie.

L’assurance vie, le bon équilibre du placement financier



L’assurance vie, si elle vous est proposée par un courtier en assurance qui dispose d’accès à des plateformes d’assureurs, vous offrira de nombreux choix de placements. Ces derniers permettant d’accéder aux Fonds Euros les plus sécurisés et à des Unités de compte beaucoup plus risquées, qui peuvent offrir néanmoins un bien meilleur rendement sur le long terme.

ASHLER & MANSON dispose ainsi d’un accès à plus de 900 fonds et donc à différents secteurs d’activité, sur différents continents et dans différentes devises. Dès 75 euros par mois, il est possible d’investir dans de grandes institutions telles que Rotschild, Lazard, Carmignac, Oddo, JP Morgan etc.


Deux cas de figure sont envisageables

Dans le premier cas, les parents ouvrent à la naissance de l’enfant un contrat d’assurance vie (par exemple) et le désigne comme bénéficiaire. Chaque mois ou dès qu’ils le souhaitent, ils versent un capital qui sera investi selon le risque déterminé. Ils pourront utiliser ensuite ce capital à la majorité de l’enfant pour l’aider à poursuivre ses études ou répondre à ses besoins matériels. Le seul inconvénient est que cette épargne n’appartient pas à l’enfant, du moins tant qu’il n’y a pas eu de décès du titulaire du contrat.

Le deuxième cas est l’ouverture de l’assurance vie directement au nom de l’enfant. Charge aux parents d’en assurer la bonne gestion jusqu’à sa majorité.

La troisième voie, qui pour nous semble la plus intéressante reste l’investissement immobilier.





L’investissement immobilier, un avenir sécurisé


L’achat par des parents d’un bien immobilier pour eux-mêmes constitue déjà pour les enfants une création de leur patrimoine. Toutefois, il y a de grandes chances que ce patrimoine ne soit pas disponible à leur majorité.

Le montage qui nous paraît le plus simple est l’achat d’un bien qui va subir ensuite un démembrement de propriété. Ce démembrement peut se faire directement sur le bien ou au travers de parts de SCI (Société Civile Immobilière) si le bien a été acheté ainsi.

La SCI semble cependant plus adaptée :

La SCI achète un bien pour une valeur de 100 et emprunte 100. Les parents se portent caution de l’emprunt de la SCI et assurent ce capital en cas de décès de l’un d’eux.

Dès que l’achat est réalisé, les parents peuvent décider de donner une très grande partie de leurs parts (sauf si la banque qui finance nantit les parts, ce qui est très rare) qui ont une valeur très faible, car elles valent la différence entre le prix du bien et le crédit en cours  (100 – 100).


Les avantages :

  • Ils ne touchent donc quasiment pas à leur possibilité de donation sans fiscalité
  • Ils investissent pour leur enfant à crédit
  • Ils peuvent s’assurer contre le risque de décès


Les inconvénients :

  • Ils s’engagent dans un processus dont ils ne peuvent pas se défaire
  • Ils aggravent leur taux d’endettement
  • Le mineur devient responsable des dettes de la SCI (on peut faire limiter cette dette au montant de son apport)


Le conseil :

  • Donner maximum 49 % des parts à ses enfants mineurs pour garder la situation sous contrôle, même si vous ne pourrez pas vous passer pour certaines opérations de l’autorisation d’un juge des tutelles.

Pour résumer, plus le placement est simple et sans rendement, moins il est contraignant. Une stratégie reposant sur la constitution d’une épargne liquide dans les premières années de l’enfant : livret, et assurance vie, suivie à l’adolescence d’une opération immobilière semble plus cohérente et adaptée aux disponibilités des parents, occupés, eux aussi dans les premieres années de l’enfant, à se constituer leur patrimoine.